La Foire aux questions

Je sens bien qu'il y a des choses à améliorer sur ce site. Il est plein d'ambiguïtés. Sur Catholiens, j'ai constaté beaucoup de votes positifs mais aussi quelques votes très négatifs.

Ces votes négatifs peuvent venir soit des chrétiens libéraux qui trouvent cette mystique du publicain humiliante pour les divorcés, soit des traditionalistes qui pressentent le risque suivant : "dire que la voie du publicain est une voie de sainteté, n'est-ce pas encourager au remariage?"

Cette spiritualité est donc vraiment une crête entre deux erreurs d'interprétation possibles...

 

Les divorcés remariés sont-ils excommuniés?

Absolument pas. Ils n'ont plus accès aux sacrements, quelle que soit la cause de leur divorce. La raison n'en est pas nécessairement un péché. Cela est dû à un état objectif et à un appel de Jésus à la fidélité, pour le meilleur et pour le pire, à leur conjoint. Ils ont bien tort de se croire exclus de l'Église... Encore faut-il comprendre la voie qui leur est proposée.

Sont-ils en état de péché mortel?
Le péché mortel est l'acte par lequel on tue un amour. Il arrive que des personnes soient responsables de l'échec de leur couple. Mais parfois, il peut arriver qu'on soit victime et non coupable d'un divorce. Entre ces deux extrêmes, toute une palette de responsabilités existe.
Ainsi en est-il aussi du remariage. Il existe bien des cas où le fait de se remarier ne tue pas un amour qui hélas, est déjà mort du fait de son ex-conjoint. Il existe donc bien des fois où il n'y a pas péché mortel, mais simple imperfection (péché véniel) face à l'appel de Jésus à rester fidèle jusque dans la mort à son conjoint.

L'état de divorcé remarié interdit-il toutes les charges dans l'Église ?
L'état de divorcé remarié empêche juste d'approcher des sacrements, et les charges qui sont en rapport, comme par exemple de distribuer la communion à l'Église, mais aussi l'exercice du diaconat permanent.
Il n'empêche aucune autre charge de service, sauf bien sûr si le divorce est dû à son propre adultère avec celle qu'on a épousé par la suite.
Mais nous parlons ici d'autre chose.

Jésus est amour.
Quand on est abandonné par son conjoint,
il ne peut nous demander de rester fidèle à jamais.
Ce serait de la folie.

 

Citation:

L'Église n'a pas le pouvoir de changer la parole de Jésus sur son appel à la fidélité quoi qu'il arrive:

Matthieu 5, 32: "Eh bien! moi je vous dis : Tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de "prostitution", l'expose à l'adultère; et quiconque épouse une répudiée, commet un adultère."

C'est pourquoi l'Église rappelle aux divorcés remariés de ne pas communier à la messe. MAIS les divorcés remariés, ceux qui ont une vie conjugale avec leur nouveau conjoint, ne sont absolument pas excommuniés.
Ils sont simplement sur une autre voie de la pratique chrétienne.
Et cette voie est une voie de SAINTETÉ : celle de l'HUMILITÉ.
De plus, les divorcés remariés qui acceptent avec coeur cette discipline de l'Église, COMMUNIENT vraiment à la messe, mais pas de la même façon, PLUS PROFONDÉMENT par la prière, disait Marthe Robin.

Leur spiritualité est celle du publicain :

Luc 18, 10: "Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis! Je vous le dis: ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé."

TOUT EST LÀ.

 

 

Pourquoi l'Église n'accepte-t-elle pas le divorce quand, de fait, l'amour qui fonde le mariage est mort ?
Je vous retourne la question: Pourquoi Dieu ne divorce-t-il pas de nous lorsque, de fait, notre amour pour lui disparaît, parfois durant des décennies entières? Parce que Dieu aime comme cela.
Quand Jésus est venu révéler l'existence de cet amour d'amitié surnaturel (charité), il nous a invités à aimer notre conjoint de la même manière, au-delà même de son infidélité. Cela, il nous est possible de le comprendre intellectuellement ... Le vivre, c'est autre chose.
Mais Jésus connaît bien notre faiblesse. D'où l'existence de la voie du pécheur. Mais cette voie-là, secrète, est réservée à des personnes particulières, uniquement à celles qui acceptent de se reconnaître pécheurs dès cette existence terrestre, et avant qu'elles ne le découvrent d'expérience lorsque le Christ paraîtra dans sa lumière à l'heure de la mort.

 J'ai entendu un prêtre conseiller d'aller quand même communier une fois par an, qu'en penses-tu ?
 De fait, il ne faut pas communier sacramentellement. Il faut communier spirituellement par son désir.
Il y a deux mouvements dans le rapport à Jésus eucharistie :
- celui de l'humilité qui ne veut pas communier par honnêteté et souvenir de l'épouse de la jeunesse, et celui de l'amour de Jésus qui vous donne envie de communier.
"Non, il ne faut pas communier", dit l'humilité et la vérité.
Et l'amour déborde, alors ...
Dans l'Évangile, on voit une femme voler ainsi un miracle à Jésus :
Luc 8, 45 Mais Jésus dit : "Qui est-ce qui m'a touché?" Comme tous s'en défendaient, Pierre dit : "Maître, ce sont les foules qui te serrent et te pressent." Mais Jésus dit : "Quelqu'un m'a touché; car j'ai senti qu'une force était sortie de moi." Se voyant alors découverte, la femme vint toute tremblante et, se jetant à ses pieds, raconta devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie à l'instant même.
Mais cela ne concerne que soi et Jésus.
Habituellement, hélas, ce n'est pas cet amour de Jésus qui pousse les divorcés remariés à se révolter contre cette discipline de l'Église. c'est plutôt l'impression d'être différent des autres. Ce sentiment-là, il ne faut pas l'écouter. Il est simplement social et non spirituel...

Pourquoi ne peut-on plus communier ni recevoir le pardon sacramentel ?
Lorsqu'on vit dans un ÉTAT permanent qui n'est pas conforme à un appel de Jésus, on ne peut prononcer, lorsqu'on se présente au sacrement de pénitence, la parole suivante: "Je prends la ferme résolution de changer d'état." En conséquence, il est impossible de recevoir l'absolution sacramentelle de la main du prêtre. Or c'est cette absolution visible qui ouvre la porte au sacrement de l'eucharistie.
Il arrive parfois que l'état de vie d’un divorcé remarié soit en lui-même un péché mortel, en contradiction avec l'amour de Dieu (par exemple si l’on vit avec son amant pour qui on a abandonné mari et enfants).
Parfois, au contraire, il n'y a qu'un péché véniel, une imperfection en considération de l'appel du Christ à la fidélité jusqu'à la mort (par exemple, si une épouse a été abandonnée par son mari depuis longtemps, sans responsabilité personnelle, et laissée dans une détresse et une solitude importantes).
En conséquence, le même ÉTAT EXTÉRIEUR de divorcé remarié peut correspondre devant Dieu à deux péchés sans aucune comparaison, du plus grave au plus léger. Pourtant, dans tous les cas, il n'y aura pas possibilité de recevoir le sacrement...
Mais ce qui compte en fait, et ce que Dieu bénit, c'est la réalité de l'humilité et de l'amour vrai (L'ÉTAT INTÉRIEUR)..

Pourquoi le langage de l'Église est il si dur ?
 Le langage de l'Église est vrai. Il nous remet en mémoire l'appel de Jésus à la fidélité quoi qu'il arrive. Et déjà, à l'époque, les disciples commentaient : "Si tel est l'état de l'homme par rapport à sa femme, il ne vaut mieux pas se marier."
Mais il revient à chacun de trouver en quoi cette vérité est conforme à l'amour, tel qu'il est révélé dans l'Évangile. Les prêtres eux-mêmes ont bien souvent du mal à comprendre la logique de Jésus. C'est que toutes ses paroles sont liées à son but: nous obtenir la vie éternelle. Et cette vie éternelle, si simple, est liée non à notre perfection extérieure mais à l'acquisition d'un coeur repentant et aimant. "Coeur aimant", chacun croit comprendre. Mais qui comprend que Dieu aime les coeurs qui se reconnaissent "pauvres pécheurs » ? Comme peu de gens le comprennent et que beaucoup vivent plutôt dans la pratique extérieure rassurante, voilà pourquoi il est si difficile de comprendre la grâce d'être un "publicain" (Luc 18, 10).

 Quelle est cette autre forme de communion ?
 
La seule forme de communion qui plaît à Dieu, c'est celle du pauvre pécheur qui désire aimer. D'ailleurs, la communion eucharistique, dit saint Thomas d'Aquin, n'a comme cause et comme but que cette communion du coeur. Marthe Robin fait remarquer que beaucoup d'hommes peuvent communier à l'eucharistie devant les hommes, et vivre toute leur vie sans communion avec le Christ. Alors que celui qui vient à la messe, tout en se sachant indigne, et qui prie, reste rarement dans le péché mortel.

 Quand je vais me confesser sans recevoir le pardon du prêtre, Dieu pardonne-t-il quand même? 

Un homme (ou une femme) qui va se confesser d'un état qu'il (ou elle) ne peut pas quitter, qui le dit à Dieu par le prêtre, qui reconnaît son incapacité à recevoir l'absolution sacramentelle, repart plus que pardonné. Il repart "béni", dit la parabole du publicain. Et, bien souvent, il fait comprendre au prêtre une chose immense.

 Beaucoup de monde, même des religieux, désirent un changement dans l'Église. Cela a-t-il des chances d'arriver ?
La chose a été discutée au début du pontificat de Benoît XVI. Mais cela ne peut arriver. L'Église ne peut changer l'appel de Jésus à la fidélité au conjoint parti. L'Église ne peut changer la nature de Dieu qui, lui, nous est fidèle à chaque fois que nous partons. C'est pourquoi les divorcés remariés ne recevront jamais l'autorisation de communier sacramentellement. Par contre, l'Église, contrainte par la diminution des prêtres, revient de plus en plus profondément à la compréhension de la présence réelle de Dieu dans ... l'oraison (la prière). C'est sans doute un signe des temps important...

 N'y a-t-il pas le risque de se justifier soi-même avec cette spiritualité ?
Absolument. Ce risque existe. Cette spiritualité se corrompra, chez certains, pour une raison simple: Se reconnaître pauvre pécheur, sincèrement et sans faux semblants, est étranger à notre fierté naturelle. C'est pourtant le fondement de toute vie spirituelle (c'est le baptême de Jean sur lequel se fonde le baptême de Jésus). C'est pourquoi certains diront, se servant de cette spiritualité : "Je peux divorcer, ce n'est pas grave, je suis un pauvre pécheur". Ceux-là passeront à côté de la grâce, pour se reconstruire dans un statut ecclésial de divorcés "fiers". Mais c'est le risque de la vie chrétienne. Elle est un équilibre entre 1° la terre qui la fonde toute (humilité), 2° l'arbre qui la constitue (charité) et 3° les fruits qu'elle produit (la réalisation des dix commandements, des vertus morales).

 Pourtant les paroles de Jésus à la messe sont : "Prenez et mangez- en tous » ;  il n'a pas parlé d'exception ?
Il n'y a pas d'exception. Mais ces paroles, dit saint Thomas, signifient dans leur premier sens : "la prière du coeur à coeur avec Jésus". Elles ne signifient donc pas en premier lieu l'eucharistie.
Une analogie permet de s'en rendre compte : qu'est-ce qui fonde le mariage des époux ? Est-ce leur vie commune, la venue de leurs enfants, bref toute leur vie ? Est-ce le don physique des corps ou leur amour d'amitié ? C'est bien sûr l'amour d'amitié.
De même, qu'est-ce qui donne leur valeur à nos communions sacramentelles? Quel est le but de ces communions ? Est-ce l'eucharistie en elle-même ou le coeur à coeur avec Dieu (on se parle, on s'aime) ? C'est bien sûr le coeur à coeur avec Dieu, raison et but de tout.

 La communion n'est-elle pas nourriture pour continuer le combat, nourriture donnée pour ce chemin, afin de refaire ses forces?
Certes, elle l'est. Mais elle n'est pas la seule nourriture.
De même, dans le couple, c'est l'amour d'amitié des époux qui est la vraie nourriture. Il est clair que ce don des corps est essentiel pour les jeunes couples. Mais, au bout de quelques années, on se rend compte qu'il y a surtout la vie commune, les discussions. Il y a aussi le fait de travailler ensemble pour les enfants, les promenades, et même l'usage modéré de la TV.
La vraie nourriture de la vie chrétienne, c'est donc l'oraison (la prière). Et pour nourrir l'oraison, l'eucharistie a la même place que la sexualité pour les couples: elle est essentielle dans la jeunesse, moins fondamentale chez les chrétiens âgés et stabilisés dans la prière (Voir les propos de Marthe Robin sur ce point). Et il y a aussi l'écoute de la musique religieuse, les pèlerinages, les promenades avec Dieu dans la nature, le fait d'attendre avec joie la venue de Jésus à l'heure de notre mort, etc.

 Si le conjoint divorcé décède, alors tout redevient normal ?
Extérieurement, oui. On peut donc se confesser, se marier religieusement et communier... Mais... ce qui compte, c'est l'intérieur. Et chacun connaît l'histoire de son divorce et le caractère indissoluble devant Dieu de son alliance. Ainsi, viendra le jour de sa propre mort. A ce moment, notre conjoint sera là, lui-même repentant, et la réconciliation avec lui ou elle sera notre chemin. Ainsi, il convient de continuer jusqu'à ce moment, à vivre l'eucharistie comme une préparation à la vie éternelle : il doit donc exister une "danse" en nous entre ces deux vertus: "l'humilité" qui sait que nous sommes tous indignes de communier; et "l'amour" qui nous pousse à communier tout de même...*

Mon beau-frère s'est marié sans prêtre, en invoquant je ne sais quel canon de l'ancien code. Il a juste échangé son consentement avec sa femme, devant témoins (sa famille, un petit groupe d'amis). Pour moi, ils sont mariés réellement, mais leur mariage a-t-il les grâces d'un sacrement ?  Qu'en pensez-vous ?
Ils reçoivent donc l'aide de Dieu (la grâce) pour leur mariage.
Et cependant, CANONIQUEMENT, leur authentique mariage n'est pas un sacrement de l'Église catholique. Car l'Église a lié ses sacrements à une forme, à une communion et à une juridiction.
C'est de toute façon un problème secondaire. Le sacrement (signe sensible qui réalise le mariage) donne une grâce spéciale, liée à la douceur évangélique de la communion catholique. Mais Dieu fait briller son soleil pour tous les hommes !

Un de mes collègues s'est marié civilement et a eu 2 enfants. Il est maintenant divorcé. Il fréquente une jeune femme et envisage un mariage chrétien. Qu'en est-il ?  

Canoniquement (c'est-à-dire selon le droit EXTÉRIEUR de l'Église), il n'y a aucun problème. Il peut se marier à l'Église.

MAIS, ce n'est pas là que se situe le problème. C'est dans son rapport avec le regard de Dieu sur le mariage. Et il doit en juger par lui-même. Car le mariage est une chose créée par Dieu, bien avant le sacrement. Et Dieu voulait dès l'origine cet appel à la fidélité, à l'image de sa fidélité à lui. Ce texte le prouve :
Malachie 2, 13 Voici une seconde chose que vous faites: vous couvrez de larmes l'autel de Yahvé, avec lamentations et gémissements, parce qu'il se refuse à se pencher sur l'offrande et à l'agréer de vos mains. Et vous dites : Pourquoi? - C'est que Yahvé est témoin entre toi et la femme de ta jeunesse que tu as trahie, bien qu'elle fût ta compagne et la femme de ton alliance.
 Alors, si j'étais lui, voilà ce que je ferais: en conscience, je regarderais devant Dieu, la cause de mon divorce civil. Je le ferais devant Dieu. J'en parlerais aussi avec ma nouvelle compagne.
Si le divorce s'est fait sans que je sois moi-même responsable, mais sur une rupture ou un adultère de mon ancienne épouse, alors sans problème, je solliciterais de l'Église le sacrement de mariage.
Mais si je suis responsable de mon divorce, par mon propre départ, je choisirais de vivre humblement, devant Dieu, avec ma nouvelle épouse, comme un divorcé remarié. C'est la fameuse parabole du publicain qui explique cette voie du Salut :
 Luc 18, 10 "Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant: Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis! Je vous le dis: ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé."

Évidemment, les causes du divorce sont beaucoup plus larges, et multiples. C'est donc une question de conscience, devant Dieu. A cet homme de choisir entre ces deux voies chrétiennes : La voix du sacrement, ou la voie de l'humilité (où il ne pourra plus communier)/ Les deux voies mènent au salut si elles sont pratiquées dans l'humilité et l'amour.

N'y aurait-il pas, finalement, QUE la spiritualité du publicain ?
Car dans un couple, même non divorcé, le fait de ne pas trahir sa femme ou son mari en acte, par l'adultère par exemple, n'empêche de le trahir en pensées... Il faut descendre à la profondeur de ce qui ne se voit pas, et alors tout le monde descend bien bas. Mais, la pensée est fuyante, on l'oublie vite, on a tendance à se dire que ça n'a pas d'importance.

Alors, effectivement, je me demande s'il y a une autre spiritualité que celle du publicain? Car, même quand on approche le don des corps, l'Eucharistie, on dit bien 'Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir...' On n'est même pas 'un tout petit peut digne'... Il faudrait dire 'je suis indigne', car c'est la vérité.
Les divorcés remariés le savent peut-être juste un peu plus vite que les autres...